• Mon Coup de Coeur Pour - SKYRIM - PC

    Mon Coup de Coeur Pour - SKYRIM - PC

    Qu’il est loin le temps où j’arpentais Arena, le premier épisode des Elder Scrolls, dans ma petite piaule de banlieue…au milieu d’un bordel composé de boîtes de jeu(oui ça a existé, avec des documentations même, en couleurs, parfois avec des cartes sur tissus ou papier..), de cartes graphiques et de cartes mères, de boitier PC entassés, de joysticks, de livres sur la programmation, de feuilles volantes remplies de cours d’économie et de math. Mais déjà, déjà à cette époque, je kiffais les jeux qui s’approchaient d’un jeu de rôle sur table. Je ne parle pas ici, des jeux que l’on considère comme étant des jeux de rôles parce qu’il y a une feuille de personnage de format A3, remplie de centaines de caractéristiques afin de savoir si oui ou non une fourchette pourrait nous être fatale via un coup critique, non, je parle de ce style de jeu, ou vous êtes réellement dans un monde qui vit autour de vous ou même à côté de vous. Bien sur, le chemin parcouru par la série, a parfois eu mauvaise critique, notamment pour sa partie technique souvent comparée à des records de bug en tout genre. Mais quand même, quelle belle destinée que celle des Elder Scrolls…

    Déjà à l’époque de Morrowind, la série avait de nouveau attiré des joueurs, et je pense qu’avec Oblivion, et les ex-nouvelles consoles, cela a encore permis de grossir les rangs des aventuriers en herbes…le cinquième épisode, est en quelque sorte une consécration, un pas en avant dans le mieux, une expérience savoureuse, de ce que les développeurs et designer de Bethesda, savent sortir des entrailles de nos machines que ce soit sur console ou PC.

    Soyons clair, pour moi un Elder Scrolls, se joue sur PC..C’est moins cher et plus joli que sur console, donc je ne me prive pas. Apparemment les versions consoles sont assez agréables, et mis à part quelques soucis sur la version PS3, les joueurs n’ayant pas de PC, ou pas de Pc assez puissant, peuvent profiter de manière correcte du dernier rejeton de Bethesda avec un pad en main. Pour info, je n’ai jamais terminé un Elder Scrolls, souvent par ennui car les jeux au bout d’un moment me lassaient…c’est le cas aussi pour d’autre jeu, à partir du moment où le fun n’y est plus, je me tourne vers un autre style de jeu…c’est comme ça c’est dans mon caractère, je ne me force pas à jouer si c’est uniquement pour arriver au bout, et me dire je l’ai fini… »C’était chiant mais je l’ai fini »…très peu pour moi, les jeux que je termine, c’est que je les adore jusqu’au bout, qu’ils me donnent envie en permanence d’y jouer…Maintenant que les présentations sont faites, passons à table, il y a devant nous un énorme buffet à déguster ou à engloutir.

    Mise en bouche : soufflé de dragon sur son lit de plates givrées ….

    Le début de Skyrim, est une introduction aux mécanismes du jeu, un tutoriel, bien orienté, et donc très dirigiste, qui peut faire peur au départ…c’est scripté et pas super bien doublé en plus (oui j’ai une VF Steam)…on est un prisonnier apparemment capturé par Hasard et sa copine Injustice, que l’on amène au billot en compagnie d’autres infortunés…c’est à ce moment là que l’on fait le choix de notre personnage…et c’est là que certains vont gueuler, et d’autres vont trouver cela suffisant. Je fais partie de la seconde population. La création de personnage dans Skyrim, se résume à choisir ses origines, et son apparence. Les origines permettent d’avoir des attributs en plus, des compétences, ou des bonus. Alors il n’y a pas de feuille de personnage, pas de caractéristiques, mais ce qui fait un jeu de rôle, croyez moi ce n’est pas ça. Le besoin d’une fiche de perso dans un jeu de rôle sur table, provient du fait qu’il permet de se représenter le personnage, de le modéliser, et d’aider l’imagination des joueurs à définir son personnage. Ici le personnage se trouve devant nous, on voit à quoi il ressemble. De plus un personnage n’existe que par ses actes, et plus on fait quelque chose, meilleur on devient…ce n’est pas en me battant à l’épée que je vais devenir meilleur crocheteur de serrure…non ? Voila comment ça se passe dans Skyrim, chaque compétence gagne en expérience quand elle est utilisée, le changement de niveau (on garde ce terme c’est dommage) permet d’obtenir des spécialités complémentaires, mais sont soumises à des seuils de niveau de compétences. Par exemple, si à force de me battre avec une arme à deux mains ma compétence augmente, je vais grimper en niveau. Je vais avoir le droit d’utiliser entre 1 et 2 points dans n’importe quelle spécialité. Mais alors me direz vous, je peux dépenser des points dans le crochetage alors que je n’ai fait que tabasser du gredin ? et bien oui et non, car si vous n’avez pas assez d’expérience dans le crochetage, ce qui veut dire que vous ne l’avez pas assez utilisé, et bien vous n’aurez pas le seuil nécessaire pour acquérir des spécialités liés au crochetage. Pour moi, c’est un excellent système, très ouvert et très simple, qui ne limite pas à des classes de perso, et qui permet de se façonner un personnage, complètement en adéquation avec notre façon de jouer, en somme un vrai jeu de rôle. Au rang des compétences, on trouve les différentes magies, l’alchimie, le crochetage, les Arme à une main, à deux mains, ect…chaque compétence à un arbre de développement dans lequel on trouve des spécialités. Par exemple, la possibilité de trancher la tête d’un ennemi avec une arme à deux mains…qui, quand cela arrive, est un régal pour les yeux…Bref, la voie choisie pour l’évolution du personnage, est de mon point de vue, une belle réussite. D’autant qu’à part les niveaux dans les compétences, on ne voit pas notre personnage comme un ensemble de chiffres et de caractéristiques…mais reprenons notre introduction à Skyrim, une fois notre personnage définie (on peut vraiment faire ce que l’on veut aussi bien en gabarit qu’en faciès), la vue passe de la première personne à la troisième personne (habile mise en scène non ?)…nous sommes le second sur la liste à devoir faire connaissance avec la justice des hommes…mais, juste avant que notre corps et notre tête ne décident de se séparer à l’amiable sous l’œil bien veillant de notre bourreau et de sa hache, un dragon énorme surgit de nulle part (enfin de nulle part dans le ciel), et commence à disperser les différents occupants des lieux..à coup de flammes et de griffes….profitant de l’occasion, avec l’aide d’un autre personnage(nous avons d’ailleurs le choix du compagnon à suivre), nous échappons à cet enfer….voila le début de Skyrim…..lors de cette première partie en forme de fuite, on apprend les commandes de base, on se bat, on court, on saute, on fouille des corps, et on découvre l’inventaire…et…et mais qu’est-ce que c’est qu’ce truc là dis ? un inventaire digne des plus belles consoles de salon, pas de fiche de personnage, pas d’inventaire où l’on peut admirer la tenue de son personnage…des menus à la Windows Phone, et en versions textes et chiffres…bon alors là au début on se dit, il doit y avoir une option pour basculer en mode PC…mais en fait non…c’est la même pour tous…dommage

    L’interface est pénible, et peu pratique…du moins elle le devient par la pratique…car à force de jouer, on s’y fait…ce n’est donc pas une excuse pour ne pas jouer à Skyrim, au moins c’est clair, et simple, c’est juste qu’une gestion de liste, c’est bof.

    Une fois hors de danger, notre compagnon nous souhaite bonne chance, en nous indiquant la direction d’un village non loin de là…et voilà nous y somme, en plein Bordeciel (traduction de Skyrim), seul en vie, en ce demandant quoi faire…..oui quoi faire…..et maintenant que vaiiiis jeee faireuhhhh…

    Entrée : réduction de bandits sauce aux loups

    Les combats dans Skyrim, son assez bourrins, car il s’agit d’appuyer sur un des 2 boutons de la souris pour donner un coup avec l’arme de la main droite ou celle de la gauche…ce qui est plus fin, est le fait de pouvoir mettre une arme différente dans chaque main, ou un bouclier et une arme, ou bien un sort différent dans chaque main, ou le même. Le côté bourrin est lié au fait qu’il n’y a pas de localisation des dégâts, et pas ou peu d’effet d’inertie. Je dis ça car au départ je pensais que les coups n’étaient pas du tout retranscrits sur les ennemis, mais par exemple avec un grand coup d’arme à deux mains, il y a quand même un léger recul de l’adversaire, plus visible chez ceux qui ont un bouclier. Par contre il y a bien un effet d’essoufflement, lié aux points de vigueur de notre personnage, et ça c’est sympa, car même si ça semble bourrins, il faut respirer de temps en temps et donc patienter et ne pas frapper à l’aveugle. Alors après on peut faire pause, quand on veut, boire des potions pendant la pause, changer ses armes, ect…d’ailleurs c’est assez vite le foutoir avec l’inventaire en liste, et on a vite fait d’utiliser le seul menu rapide via la touche A. Mais on ne peut pas préparer des sets d’armes il faut reconfigurer main gauche et droite à chaque fois…c’est fastidieux. Petite astuce on peut utiliser les touches 1 à 8 comme raccourcis, pour cela il faut dans le menu rapide une fois l’objet mis en surbrillance, appuyer sur l’une des touches de 1 à 8…c’est toujours ça. Du coup les combats sont très peu tactiques. Les tactiques les plus efficaces étant de pouvoir se planquer et de tirer à l’arc ou avec des sorts de destruction quand les ennemis sont loin, ou se blinder de protection et se shooter à la potion pour ne plus rien ressentir (froid, feu, foudre)…puis utiliser des potions de vie avant de mourir. Comme ça, en l’écrivant ça me fait un peu penser à Diablo, où il faut avoir les doigts en permanence sur les raccourcis pour être sous perfusion de mana et de vie, tandis qu’on latte allègrement avec les touches de la souris. C’est beaucoup moins tactique qu’un Dragon Age, mais ça reste plaisant, et j’adore les petites cinématique de mise à mort, elles arrivent de temps en temps, et ça fait plaisir de voir un ralenti de coup bien donné dans la tronche de l’ennemi, ou encore de le voir se faire décapiter…une sorte de petite récompense après des combats acharnés, à jongler entre soins, armes et magie.

    Filet de Dragon à la plancha

    Les Dragons sont dans leurs repères, parfois une tour, parfois un nid. Entendre un Dragon, c’est passé en alerte niveau 10, et scruter le ciel, car un Dragon on l’entend longtemps avant de le voir. On profite à ce moment là de l’excellente distance d’affichage, et du fait que quand on voit une montagne, c’est que l’on peut y accéder, elle existe, ce n’est pas simplement une image. Les combats contre les dragons sont des moments d’intenses émotions dans Skyrim, ils sont d’ailleurs accompagnés par une musique épique, avec des chœurs dignes de ceux de l’Armée Rouge. Les dragons sont imposants, ils volent, ils crachent du feu ou de la glace. Il est intéressant de s’apercevoir, que nous ne sommes pas leur cible privilégiées, en effet, ils attaquent également les PNJ, qui trainent dans le coin ou bien les animaux. Combattre un Dragon est assez délicat, mis à part le premier combat, qui était assez court et simple, mon second Dragon, a été assez coriace. Perché en haut de sa tour, j’ai du utiliser des parchemins de tempête de feu, et du blizzard, puis des sorts stalactiques à deux mains, pour le faire chuter. Et encore, à un certains moment, qui pour moi est le plus délicat, le Dragon reste à Terre, et continue à pouvoir vous faire cramer ou geler, mais là n’est pas le plus grand danger. J’ai appris à mes dépends, qu’être en face de la gueule d’un Dragon blessé, même avec mon marteau Orc, n’est pas une bonne chose. Alors que je reprenais mon souffle entre 2 coups de marteau, le Dragon m’a littéralement pris dans sa gueule, puis m’a fait virevolter telle une poupée de chiffon. Il faut continuer à bouger pour éviter une telle mésaventure et ne pas rester en face de lui, les potions de soins, anti-gel anti-feu, et de résistance sont également les bienvenues. Mais après un dur labeur, et un combat acharné, la récompense de voir le Dragons se désagréger, et d’absorber son âme afin de débloquer les pouvoirs des mots de dragon, est bien réelle. C’est une vrai satisfaction que peu de jeux vidéos arrivent à nous donner ces derniers temps.

    Bris de mots sur lit de chardons

    Les mots de Dragons sont notre pouvoir à nous, puisque nous sommes enfant de Dragon. On découvre ces mots anciens dans des caves, des mines, des donjons, des sanctuaires, au fil de nos missions et lors de nos balades dans la nature. Mais pour utiliser leur pouvoir (appelé cris), il faut les activer, à l’aide des âmes que l’on récupère en tuant les Dragons . Le système est assez sympa, car même si l’on découvre facilement ces mots de pouvoirs, il faut aller fourailler avec un Dragon pour espérer pouvoir l’activer, une sorte de quête secondaire principale tout au long de l’aventure.

    Farandole d’effets climatiques et ses mignardises aux effets spéciaux

    Cet article est rédigé en plusieurs fois, en fait c’est simple dès que je joue à Skyrim, j’ai envie de raconter mes aventures, mes souvenirs. On a vraiment l’impression de vivre une seconde vie dans Skyrim, j’ai réellement l’impression d’avoir effectué un voyage dépaysant et de m’en rappeler comme d’un weekend que j’aurais effectué. L’effet d’immersion est renforcé par une réalisation assez classe des effets climatiques, du cycle jour/nuit, des bruitages de la nature, des rencontres soudaines avec des ours, ou des trolls, alors que l’on admirait le paysage. Les effets des sorts sont assez classes également, il suffit d’avoir déclenché une tempête de feu ou de blizzard pour s’en rendre compte, c’est du grand art. Les différents donjons, semblent tous uniques, avec leur ambiance propre, rien d’aléatoire et de répétitif, chaque lieu découvert apparaissant sur la carte, est une invitation à aller fouiller et à plus de découverte. Point important, quand on trouve des cartes de la région, les informations sont ajoutés sur notre propre carte, et ça, ça je trouve que c’est une petite chose qui en dit long sur le souci du détail et la cohérence du jeu. Bien sur, il reste toujours une foule de choses qui sont elles, plutôt incohérentes, mais on est tellement à fond dans l’univers, que l’on ferme les yeux dessus.

    Bon j’aurais quand même aimé pouvoir me protéger du souffle du dragon en piquant une tête sous l’eau, ce qui n’est pas le cas, il aurait été sympa également que l’eau se transforme en glace sous l’effet d’un souffle de froid, peut être que certains Mods le feront un jour.

    Pudding d’alchimie, de ferronnerie, et d’enchantement

    Les armes, armures, bijoux, potions et enchantements peuvent être créés par nos soins. Forges, kit d’alchimie, et autel d’enchantement peuvent être trouvés dans différents endroits, même les plus reculés de Bordeciel, mais toujours avec cohérence. Par exemple, dans le nord, dans la hutte d’un alchimiste décédé, se trouvait des alambics, et des potions…et non pas un coffre plein d’or, ou bien un tas d’épées. Le seul reproche que je ferais c’est que pour l’instant, je n’ai pas vu l’intérêt de faire ses propres armes, car elles sont d’un niveau faible par rapport à celle que l’on trouve au fur et à mesure de notre progression.

    Par contre la création de potion et de poison est utile pour se concocter des préparations avec tous ce que l’on récupère sur les différentes bestioles que l’on affronte. Et utiliser du poison sur des flèches ou bien une lame, c’est efficace et bien utile. L’enchantement peut être récupéré depuis des objets déjà enchanté(en les brisants), pour être utilisé sur les objets de votre choix, assez bien pensé je trouve. Pour l’instant je n’ai pas utilisé les cristaux d’enchantement, pas eu le temps de m’en occuper.

    L’addition s’il vous plait

    Comme déjà précisé plus haut, Skyrim est un véritable bijou ludique, et plus que cela, il est un véritable plaisir tout court. Hier, j’ai joué après un peu plus d’une semaine sans y avoir touché, et je me suis à nouveau émerveillé devant les détails sur les armures, les formes des objets, l’apparition d’un Dragon, la découverte d’une nouvelle région, celle de Fort d’Hiver, entourée de glace, d’un conflit intérieur, de son académie de magie, des serpents de glaces.

    L’impression d’être sur une banquise avec des icebergs, de vieux monuments à la gloire de Thalos, des autels, des huttes des bandits, des loups des glaces, des ours troglodytes…des esprits du froid…et tombé en extase devant une aurore boréale…bon par contre je me rend compte que mon personnage, la délicieuse Cassandra, est un peu juste devant certains ennemis, et heureusement que je peux recourir un peu au cris pour me sauver dans certaines situations. Ma dernière grosse trempe, je l’ai prise contre 2 magiciens dans un fort qui m’envoyaient des stalactiques et des tempêtes de froid dans la tronche alors que j’essayais de les faire tomber sous mes flèches, planqué dans les rochers non loin du fort. Les 2 magiciens l’ont joué fine, en m’encerclant, en se cachant entre chaque lancé, en se régénérant quand il avait peu de vie. Il va falloir que j’augmente la puissance de mon tir à l’arc ou de ma résistance à la magie du froid…et je reviendrais m’occuper d’eux.

    Je n’ai pas encore parlé de l’histoire dans Skyrim, afin de ne pas spoiler, mais aussi, parce qu’elle est longue et assez complexe. Pour résumé, on se retrouve au milieu de conflits politiques, de guerres d’opinions, et de factions, de conflits plus locaux, et avec ça la prophétie sur l’enfant de Dragon que nous sommes. Sans parlé des petites querelles, des légendes, et des rumeurs. Par exemple à fort d’hiver, une partie de la ville s’est écroulé, et une partie des gens pensent que c’est de la faute des mages de l’académie, et évidement il se trame quelque chose à l’Académie. En fait il y a un niveau local en plus du niveau de conflit global, et ça ne fait que renforcer notre immersion et notre impression de vivre ailleurs le temps d’une partie. Et encore, je ne vous ai pas parlé de la lycanthropie, d’une certaine guilde…ça vous tenterais vous, de devenir un Loup Garou…

    Vous l’aurez compris, ce jeu est excellent, il est agréable, il y a plein de chose à découvrir, à faire, à voir, à lire. C’est un grand jeu de rôle, un grand jeu vidéo, mon jeu préféré de l’année 2011.


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